Mardi 7 février 2006
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[COMMUNIQUE de PRESSE]
Les Verts interpel
le nt à nouveau
le gouvernement et
le Président de la République et réitérent
le ur demande pour que la question crucia
le de la culture des OGM en p
le in champ fasse enfin l’objet d’un vrai débat démocratique.
Alors que
le projet de loi OGM transposant
le s directives européennes doit être présenté en Conseil des ministres
le 8 février prochain,
le s Verts s’inquiètent des dangereuses orientations proposées.
Pour la première fois en France, près de mil
le hectares de maïs transgénique ont été cultivés l’année passée, dont une forte proportion dans
le Sud-ouest. Mais en l’absence de toute rég
le mentation spécifique imposant une déclaration aux agriculteurs concernés, aucune localisation précise de ces cultures ne peut être réalisée, empêchant tout contrô
le des risques de contamination des cultures traditionnel
le s, dont
le s cultures biologiques.
La France aurait du, depuis 2002, se doter d’un cadre législatif en transposant la directive européenne 2001-18 adoptée
le 12 mars 2001 par
le Par
le ment européen. Après deux condamnations par la Cour de Justice des communautés européennes,
le gouvernement français s’apprête à soumettre un projet de loi de transposition à l’Assemblée nationa
le et au Sénat.
Cette loi est nécessaire pour instaurer un contrô
le strict et transparent des O.G.M. A ce stade, aucune étude sérieuse ne permet de déterminer quel
le s seront
le s conséquences à long terme des O.G.M sur l’environnement, ainsi que sur la santé humaine et anima
le . C’est pourquoi tout agriculteur doit être libre de cultiver des semences sans O.G.M sans risque de contamination. Tout citoyen doit pouvoir connaître la localisation des cultures O.G.M destinées à l’expérimentation ou à la consommation. Les col
le ctivités doivent pouvoir être en mesure de déclarer
le urs territoires sans O.G.M par application du principe de précaution. Au delà des débats sur
le s effets des O.G.M, cette loi représente donc un enjeu démocratique majeur.
Pourtant
le gouvernement a préparé son projet de loi dans la plus complète opacité et il y a tout lieu de craindre qu’il s’oriente vers une transposition minima
le de la directive européenne, laissant de fait
le champ libre aux firmes O.G.M. Ce projet montre clairement que
le gouvernement a choisi, de façon délibérée, de nier définitivement
le s droits au maintien des systèmes agraires pré-existants conventionnels, en agriculture biologique ou sous signe de qualité. Il exonère tota
le ment l'Etat et
le s firmes semencières de
le urs responsabilités respectives quant au développement programmé des cultures OGM et quant à la pollution génétique généralisée qui en décou
le ra.
En réalité, ce projet de loi :
- ne transpose que de manière partiel
le et irrégulière
le s objectifs de ces directives ;
- comporte plusieurs règ
le s de droit qui garantiront
le développement incontrôlé des OGM en France.
Son but est simp
le : il s’agit bien d’une loi d’autorisation et non d’une loi de transposition. El
le permettra au moins de suspendre
le s procédures en cours qui ont été engagées contre la France par la Commission européenne.
Les Verts à l’instar de toutes
le s organisations agrico
le s responsab
le s exigent donc une fois encore que la France se dote, comme d’autres pays européens, d’une rég
le mentation ambitieuse concernant la culture des OGM. En conséquence
le s Verts demandent à nouveau l'interdiction de la mise en culture d'OGM en p
le in champ qui signe à court terme la ruine de l'agriculture traditionnel
le et biologique face aux risques de pollution génétique. Les principaux alibis à la culture d'OGM (nourrir la planète, aider
le s pays du tiers-monde, soigner
le s maladies génétiques) ont fait long feu...
Les Verts organisent une réunion public OGM : Quel
le s initiatives citoyennes ?
le vendredi 3 février Sal
le de l'Orangerie à Bergerac avec :
Bérénice VINCENT, Conseillère Régiona
le d’Aquitaine vice présidente de la commission agriculture
Béatrice PATRIE, Députée Européenne membre de la commission agriculture
Pascal DEGUILHEM, Vice-président du conseil général de la Dordogne Président de Périgord sans OGM
Gérard JOULAIN, Président d'Agrobio Périgord
Patrick AUSSEL, Porte-paro
le départemental de la confédération paysanne
Contacts Presse :
• Bérénice VINCENT, Conseillère Régiona
le en charge du dossier OGM au sein du Conseil Régional Aquitaine : 06 88 02 20 77 ;
berenice .v@wanadoo.fr
•
Clément Rossignol , Président des Verts Aquitaine, tel : 06 22 02 02 32 ; president@aquitaine.
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